Métiers d'art & artisan cirier

Les artisans d'art mettent en œuvre des savoir-faire complexes pour transformer la matière, produisent des objets uniques ou des petites séries à caractère artistique et maîtrisent leur métier dans sa globalité.

L'artisan cirier est spécialisé dans la fabrication de bougies. Le travail de la cire est un processus long et délicat. L'artisan doit sélectionner ses matières premières avec soin, connaître les propriétés de chaque ingrédient, élaborer des recettes et maîtriser toutes les étapes de la fabrication de ses bougies en faisant preuve de technique et de patience.
Par son expertise, son sens du détail et sa créativité, le cirier vous propose des créations uniques et vous garantit des produits finis de haute qualité.

Que comprend le prix de vente de mes bougies artisanales ? 

En 9 étapes fondamentales.

1. Les matières premières

  • Contenants
  • Couvercles (pas toujours)
  • Cire végétale de soja
  • Parfums de Grasse, sans CMR ni phtalates
  • Mèches en coton, sans plomb ni zinc
  • Colorants en grains
  • Poudre de mica
  • Décorations (paillettes, pierres...)

2. Temps de fabrication/savoir-faire

  • Fonte
  • Mélange
  • Coulage
  • Séchage
  • Montage de la chantilly pour les bougies gourmandes
  • Décorations s'il y en a 
  • Étiquetage (AFNOR, CLP...)

3. Recherche, développement & créativité

  • Créations de recettes
  • Tests de combustion
  • Tests olfactifs et ajustement des doses des parfums
  • Recherche de l'esthétique/design
  • Pour ma part : recherche d'inspirations et rédaction sur les thématiques arts & mythes anciens

4. Coûts fixes

  • Électricité, eau, essence...
  • Matériel d'équipement (plaques, ustensiles, moules, protection...)
  • Entretien du matériel
  • Loyer ou frais liés à l'atelier
  • Assurance RC PRO
  • Carte de commerçant ambulant
  • Frais d'abonnement à des logiciels (comme Canva pour rédiger les étiquettes et des templates)
  • Commissions bancaires (paypal, stripe, sumup)
  • Terminal de paiement
  • Coût site internet (nom de domaine)
  • Inscription de la marque auprès de l'INPI

5. Packaging

  • Étiquettes (impression)
  • Cartes de visite/remerciements
  • Emballage d'expédition (cartons, papier bulle, calage, pochettes, scotch...)
  • Pour ma part, enveloppes et cachets de cire

6. Communication

  • Marketing (publicités...)
  • Shootings photos/vidéos avec mise en scène
  • Communication digitale et visuelle sur les réseaux sociaux (gestion et animation, storytelling de marque, création d'une identité visuelle/charte graphique, interaction avec la communauté, mise en valeur des coulisses, veille, analyse des performances pour affiner la stratégie)
  • Conception et gestion de la e-boutique

7. Vente

  • Logistique des commandes en ligne
  • Service client
  • Marchés artisanaux : coût de l'emplacement, mise en valeur du stand, gestion du stock, vente physique, contact direct avec la clientèle...
  • Boutiques de créateurs : coût du loyer, commissions sur les ventes, accueil client, conseils, vente physique, gestion des stocks, mise en valeur des stands...

8. Taxes & charges

  • TVA (je ne suis pas encore assujettie mais me prépare à l'avenir)
  • CFE (cotisation foncière des entreprises)
  • Impôts
  • URSSAF (cotisations sociales)

9. Marge

  • Rémunération du savoir-faire, du temps, de la créativité
  • Assurer la pérennité de mon activité
  • Me permettre d'investir et de développer de nouveaux projets
  • Gérer les imprévus
  • Avoir une trésorerie
  • Améliorer mon offre

10 bonnes raisons d'adopter une bougie d'Asphodèle !

Bien plus que de simples bougies...

Un cocon de douceur

Laissez-vous envelopper par une douce lumière et une chaleur réconfortante, créant une ambiance cocooning parfaite pour les moments de détente.

Un parfum envoûtant

Chaque bougie embaume votre intérieur avec des fragrances d'exception provenant de Grasse. Des notes de vanille, musc, ambre, patchouli, rose, tonka, benjoin, myrrhe, iris et encens captivent les sens et éveillent les souvenirs.

Un objet de décoration raffiné

Avec ses paillettes scintillantes et son design gourmand, chaque bougie sublime votre intérieur en lui apportant une touche élégante.

Un large choix de contenants

Que vous aimiez l'épure du minimalisme ou l'opulence des designs travaillés, une multitude de modèles est disponibles pour satisfaire toutes les envies.

Un hommage à l'art et la mythologie

Chaque bougie raconte une histoire et vous plonge dans un univers artistique et mythologique, vous apprenant quelque chose de manière ludique et inspirante.

Une expérience immersive et sensorielle

Ces bougies ne sont pas de simples objets : elles ressemblent à vos œuvres d'art favorites et chaque parfum est soigneusement associé à une esthétique unique pour une immersion totale.

Un savoir-faire artisanal

Fabriquée à la main avec passion, Les bougies d'Asphodèle sont le fruit d'un travail méticuleux qui valorise l'artisanat et la créativité.

Un engagement local

Produites en France, ces bougies sont une belle manière de soutenir le savoir-faire local et de favoriser une consommation plus responsable.

Un respect de l'environnement

Engagées dans une démarche éco-responsable, elles sont conçues avec des matières premières de qualité, soigneusement sélectionnées pour un impact réduit.

Des bougies engagées et porteuse de sens

À travers des collections comme "Artistes femmes" ou des bougies en hommage aux déesses, Les bougies d'Asphodèle célèbrent le féminin sacré, l'histoire de la femme et la puissance de la création.

Mon parcours : de l'histoire de l'art aux bougies gourmandes en passant par la rédaction web SEO

Hello, je vous partage ce post pour me présenter.

Je m'appelle Adèle, j'ai 28 ans et je suis artisane cirière, je fabrique des bougies gourmandes et parfumées.

Histoire de l'art

En juin 2020 je valide un bac+5 en histoire de l'art. J'étais spécialisé dans les parcs et jardins historiques du XVIIIème siècle. Faute de trouver du travail dans le secteur culturel pendant la période COVID je lance ma micro-entreprise. 

Rédaction web SEO

Je tente l'aventure de l'entrepreneuriat dans la rédaction web SEO et me spécialise dans le secteur arts & culture.
10 mois plus tard en octobre, beaucoup de travail, pas de résultats. Je perds ma motivation. Un jour je suis devant mon ordinateur en me disant que je me vois pas faire ça toute ma vie. 

Renaissance

Ça été le début de la fin et le début de quelque chose de nouveau. Au même moment je me dis que j'aimerais me trouver une occupation pour me changer les idées et penser à mon avenir.  Je pense aux bougies je ne sais plus trop comment et me dis "tiens ? Pourquoi pas". Je fais mes recherches et tombe sur le concept des bougies gourmandes, je tombe amoureuse.

Je décide de passer à l'action avec une idée bien précise : faire une bougie en hommage à Marie-Antoinette et plus particulièrement en m'inspirant du portrait peint par Élisabeth Vigée Le Brun.
En fabriquant la bougie et en observant le résultat je me dis qu'il y a bien un truc à creuser. Dans la foulée je conçois La jeune fille à la perle de Vermeer.

Conquise par le résultat, dès février 2023 je décide de modifier mon activité

Et voilà que l'aventure a débuté auprès de vous : 1000 mercis. 💝

Cléopâtre : le parfum comme arme de séduction et outil de pouvoir

Cléopâtre, issue de la dynastie des Ptolémées, est née vers 69 av. J.-C. Elle partage son trône avec son frère et époux Ptolémée XIII. À la mort de ce dernier, elle dirige seule le royaume de 51 à 30 av. J.-C. 


La reine Cléopâtre est connue dans l’histoire pour son apparence séductrice légendaire. Elle use de plusieurs produits d’hygiène et de cosmétique pour valoriser son teint, sa peau et ses yeux1

Les recettes de Cléopâtre sont répertoriées dans un manuscrit grec intitulé Kosmètikon de Kléopatra. Des recettes associées à Cléopâtre sont utilisées lors du Moyen-Âge, les soins se composent entre autres de myrrhe, de poudre d’iris, de safran, d’oliban, de miel, de baies rouges, de lait, d’argile, d’huile de laurier, d’huile d’olive ou encore de plomb et d’arsenic.2 

Cléopâtre est également connue pour ses célèbres bains de lait d’ânesse, additionnée de jus d’aloès. Cette plante grasse a la réputation de préserver la beauté des femmes. La reine suit un rituel précis pour sa toilette : « accroupie sur une natte de jonc […] son corps est enduit d’onguents parfumés, comme l’huile de cumin noir réalisée à partir des graines de fleurs de nigelles. On lui fait respirer les senteurs du lotus, avant de lui parer les seins d’une guirlande de fleurs. »3


La reine d’Égypte a également accès au parfum, associant son pouvoir à celui des dieux égyptiens. Sous son règne se développe la plantation d’arbres de baume et d’encens d’Égypte. 

Elle respire et porte les vapeurs du sonter4, (encens égyptien). La reine apprécie les parfums à base de jasmin, de myrrhe, d’agrumes ou encore de résineux. Elle aime également la rose, dont elle utilise les pétales dans son bain. Parfois, elle les mange afin de purifier son corps.5 

Cléopâtre a même possédé un laboratoire dans le palais d’Alexandrie pour concevoir ses propres recettes d’onguents et d’huiles parfumées, mêlant myrrhe, encens, cannelle, cardamome et fleurs précieuses. Elle faisait de ses produits un commerce lucratif6


Outre le fait de se parfumer le corps, elle parfume également le parvis de la salle des festins. Lors des grandes occasions, la reine utilise le parfum royal et sacré – le sti-hi – composé de graines de tekh, de graines d’acacia et d’encens. Pour les banquets, des fleurs sont parsemées sur le sol, des parfums vaporisés dans l’air, des tresses odorantes parcourent les murs et l’on brûle de l’encens. Les esclaves versaient des essences sur leur perruque et portaient autour du cou une guirlande de lotus, de crocus et de safran. 


Cléopâtre est connue pour avoir séduit Jules-César puis Marc-Antoine. Nous nous arrêterons ici sur la célèbre rencontre de ce dernier avec la reine. Lors de cette rencontre, la reine s’est enduite de senteurs enivrantes. La reine est huilée de mélanges sacrés réservés aux dieux et aux pharaons, à base de myrrhe, d’aromates, d’agrumes et de jasmin, qui est alors le symbole de la beauté et de la tentation féminine. Selon Plutarque, elle va au-devant de Marc-Antoine sur un bateau à poupe dorée dont les voiles pourpres sont imprégnées de parfums voluptueux. De l’encens était répandu sur le rivage. La reine convia ensuite Marc-Antoine à un banquet. Il n’en fallait pas plus pour séduire Marc-Antoine qui s’éprend alors de Cléopâtre. 


Après son suicide en 30 av. J.-C., le corps de la reine suit le rituel d’embaumement afin d’être parfumé et paré avant son voyage de l’autre côté : 


« Le cadavre de la pharaonne est éviscéré. Le corps est nettoyé au vin de palme puis mis à macérer dans le natron pendant 70 jours, pour être rempli de sciure de bois odorant et de linges trempés dans des essences parfumées. Le corps est ensuite enduit d’huile de cèdre, de cinnamome et de myrrhe et recouvert de bandelettes trempées dans du bitume et recouvertes de gomme d’acacia. Des vases de parfums sont disposés autour du sarcophage. »7 


Chez Cléopâtre, l’usage du parfum lui permettait de s’élever au rang divin, d’asseoir sa souveraineté et d’en faire un langage de séduction. 

1Les yeux étaient maquillés de khôl. Il était utilisé chez les Égyptiens pour protéger leurs yeux des infections dues au sable et au vent. Ils utilisaient également un fard à paupière bleu, symbole d’éternité.

2Élisabeth de Feydeau, L’eau de rose de Marie-Antoinette et autres parfums voluptueux de l’histoire, p.19

3Ibid.

4Le sonter est une composition parfumée composée de résine de térébenthine, d’encens et de myrrhe.

5Élisabeth de Feydeay, L’eau de rose de Marie-Antoinette, p.23-24.

6Élisabeth de Feydeau, Dictionnaire amoureux du parfum, p.218.

7Élisabeth de Feydeau, L’eau de rose de Marie-Antoinette, p.28-29.

🖼️ Alexandre Cabanel, Cléopâtre essayant des poisons sur des condamnés à mort, 1887.


La bougie Cléopâtre ici

La pyramide olfactive d'un parfum

La pyramide olfactive d'un parfum est une manière de décrire la structure d'un parfum en fonction de l'évolution de ses différentes notes dans le temps. Elle est composée de trois parties principales :

La note de tête

Ce sont les premières senteurs que l'on perçoit immédiatement. Elles sont souvent légères, fraîches et volatiles, mais ne durent pas très longtemps. Des exemples incluent des agrumes, des herbes aromatiques ou des épices légères.

La note de cœur 

Elles apparaissent une fois que les notes de tête se sont dissipées et forment le cœur du parfum. Ces notes durent plusieurs heures et donnent à la fragrance son caractère principal. On y trouve souvent des fleurs, des épices plus profondes ou des notes fruitées.

La note de fond

Ce sont les senteurs les plus durables, qui peuvent durer pendant des heures, voire des jours. Elles apportent de la profondeur et de la complexité au parfum. Les notes de fond incluent généralement des matières comme le bois, le musc, la vanille ou l'ambre.

Informations avant tout achat chez Les bougies d'Asphodèle

La cire de soja est une cire végétale. Les cires végétales travaillent et bougent avec le temps (comme le bois), notamment en fonction des températures, ce qui peut entraîner un/des phénomène(s) de cristallisation et/ou de décollement et/ou de décoloration. Ce processus est tout à fait normal et n'altère en rien la qualité de votre bougie.

Création artisanale, chaque bougie est fabriquée à la main à l'unité : possible variations des couleurs et des formes de chantilly. Fabrication à la commande, les délais de fabrication peuvent varier de 4 à 8 jours.

Les bougies d'Asphodèle sont des bougies parfumées au rendu olfactif subtil et délicat. Il est possible que certains parfums soient plus ou moins développés selon les senteurs des notes olfactives. Selon la sensibilité de chacun, il est également possible de plus ou moins sentir une fragrance.

Une alliance de gourmandise et de patrimoine culturel : 

un voyage immersif et sensoriel à travers l'art et l'histoire


Plongez dans un univers où chaque bougie raconte une histoire, mêlant gourmandise et parfum en hommage à l’art, aux figures historiques, mythologiques et folkloriques. 

Les bougies d’Asphodèle transforment chaque instant en un voyage sensoriel, en s’inspirant d’œuvres d’art célèbres, de légendes anciennes et de figures emblématiques. 

Un hommage aux œuvres d’art 

Chaque bougie est une invitation, de manière immersive, à explorer les couleurs et les émotions des tableaux célèbres. Nos créations olfactives s’inspirent des ambiances et des palettes chromatiques des grands maîtres, offrant des fragrances évocatrices qui rappellent les œuvres classiques ou modernes. Une bougie qui se veut à la fois une pièce décorative et un clin d’œil à l’art intemporel. 


Les figures historiques et mythologiques 

Découvrez des bougies parfumées inspirées par des personnalités fascinantes qui ont marqué l’histoire, ainsi que par des personnages mythologiques aux destins intrigants. Les fragrances sont choisies pour illustrer la personnalité, la force ou la grâce de ces figures légendaires, ajoutant une touche de mystère et d’élégance à chaque pièce.
 

Le folklore réinventé 

Les récits et légendes du folklore trouvent leur place dans notre gamme de bougies. Chaque création s’inspire d’histoires locales, de mythes et de traditions, pour capturer l’essence de croyances anciennes dans un parfum unique. C’est un retour aux racines, un hommage aux contes qui traversent les âges, et une manière de revivre ces histoires à travers une lumière douce et une fragrance envoûtante. 

Une expérience gourmande et parfumée 

Nos bougies sont confectionnées pour éveiller tous les sens. Les parfums gourmands rappellent des souvenirs d’enfance et la chantilly, des pâtisseries délicates. Chaque senteur est soigneusement sélectionnée pour correspondre à l’œuvre, à la figure ou au mythe qu’elle incarne, et promet de transformer chaque moment en une expérience raffinée et immersive. 

L’art du détail 

Chaque bougie est réalisée avec une attention particulière aux détails : des couleurs qui rappellent des tableaux célèbres, des noms évocateurs en hommage aux figures qui les inspirent, et des fragrances qui capturent l’âme des œuvres et des légendes. Les bougies d’Asphodèle sont un véritable voyage à travers le temps, l’art et l’imaginaire. 

Découvrez des collections où chaque bougie raconte une histoire, et où chaque histoire devient une fragrance. 

La bougie Eros, parfumée à la guimauve à retrouver ici

Jean-Honoré Fragonard, peintre de scènes de genre érotiques


Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) devient l’apprenti de François Boucher à 14 ans. Fragonard remporte le grand prix de peinture de l’Académie royale en 1752 et entre à l’École Royale, alors dirigée par le peintre Charles van Loo. En 1756, notre peintre effectue le Grand Tours et intègre ensuite l’Académie de France à Rome.
Ses nombreux voyages en Italie éveillent en lui sa sensibilité envers la nature, notamment lors de ses visites du jardin de la villa d’Este à Tivoli où il passe beaucoup de temps à dessiner. Destiné à une carrière de peintre d’histoire et de paysages, Fragonard se détourne de ces thèmes pour se consacrer à la réalisation de scènes de genre, le plus souvent à connotation érotique.


Les hasards heureux de l’Escarpolette…

Les hasards heureux de l’Escarpolette, son tableau le plus célèbre, est peint entre 1767 et 1769 d’après la commande d’un certain M. De Saint-Julien. Ce commanditaire souhaite un tableau représentant une jeune fille sur une escarpolette (ancienne balançoire) actionnée par un évêque et veut lui-même être peint sur le tableau en face de cette jeune femme. Pour ne pas porter atteinte à sa carrière, Fragonard le convainc de remplacer l’évêque par un mari cocu.

Au centre de la composition, nous observons la jeune fille mise en lumière par l’éclaircissement du ciel qui perce la végétation. Elle porte un jupon blanc et une robe rose très vaporeuse qui accentue la légèreté de cette scène. Elle s’amuse à lancer sa chaussure vers son jeune amant tout en lui dévoilant ses jambes, ce qui est jugé indécent puisque les chevilles des femmes sont considérées, à l’époque, comme l’une des parties les plus sensuelles du corps féminin.
Dissimulé par le buisson, l’amant porte une rose à la poche de son costume ce qui symbolise son amour. La présence de ce buisson à la végétation luxuriante et fleurie accentue la dimension sexuelle et amoureuse de cette œuvre. À gauche, le putto (ange de l’amour) porte un doigt devant sa bouche pour faire signe aux deux petits amours, situés de l’autre côté de la composition auprès du mari, de conserver le secret de cette liaison. À l’arrière-plan, le mari est assis sur un banc de pierre situé dans un espace assez aride de végétation tout en tirant sur les cordes de l’escarpolette. Il ne voit pas la scène galante se déroulant de l’autre côté. Le chien, lui, a connaissance de la scène. L’animal montre les dents et reste ainsi fidèle à son maître, contrairement à sa femme.

Nous remarquons la composition pyramidale qui s’articule entre l’amant, la jeune fille et le mari pour souligner ce triangle amoureux qui se joue ici. Le sexe de la jeune fille correspond au sommet de cette pyramide, formée par les cordes tenues par le mari et le bras de l’amant tendu vers l’entre-jambe.

Notre bougie s’inspire de cette scène ! La robe de la jeune fille nous a inspiré cette vaporeuse chantilly rose. Au cœur de la chantilly, les jambes de l’amante nous seront dévoilées…


🧁 Notre bougie gourmande ici
🖼️ Jean-Honoré Fragonard, Les hasards heureux de l'Escarpolette, 1767-1769, huile sur toile, 81x64 cm, Wallace Collection, Londres. 

Sandro Botticelli et la Renaissance italienne

La Renaissance italienne marque la redécouverte des textes et artefacts de l’Antiquité. Dans l’étude des arts libéraux (littérature, beaux-arts…) et dans le domaine des sciences (mathématiques, médecine, génie et architecture), la culture italienne s’imprègne alors des idéaux classiques. Encouragée et soutenue par la puissante et riche famille des Médicis, la ville de Florence devient le plus grand centre européen d’art, d’humanisme, de technique et de science. 


Vers 1485, l’une des branches familiales des Médicis commande La Naissance de Vénus auprès du célèbre artiste florentin Sandro Botticelli (1445-1510). Cette œuvre est probablement commandée pour célébrer un mariage et/ou pour être exposée dans une villa à la campagne.

Le peintre s’inspire du poète Ange Politien pour représenter La naissance de Vénus, le Triomphe du Printemps ou encore Pallas domptant le Centaure. Ici, nous allons étudier Vénus, extraite des Métamorphoses d’Ovide. Chef d’œuvre de la Renaissance italienne, La naissance de Vénus représente la déesse qui accoste sur le rivage après sa naissance.

La naissance de Vénus de 1485

Au centre de la composition, telle une sculpture grecque, la Vénus de Botticelli est représentée dans la position du contrapposto. La déesse émerge de l’eau et s’avance du creux d’une coquille Saint-Jacques. Nouée par une ficelle, sa chevelure blonde vole au vent et lui sert à cacher son intimité. L’un de ses seins est dissimulé derrière sa main tandis que l’autre est dévoilé au regard du spectateur. La composition pyramidale de cette œuvre oriente notre regard vers le visage de la déesse.

Après avoir vogué sur l’océan, Vénus est portée et aidée par le vent, représenté sous les traits de Zéphyr à gauche de la composition. La déesse accoste sous une pluie de fleurs printanières s’échappant de la bouche de Flora, épouse de Zéphyr. À droite, pour couvrir sa nudité et protéger sa pudeur, les Heures (certainement le Printemps ici) accueillent Vénus sur terre en lui présentant un manteau de pourpre semé de fleurs. À l’arrière-plan, nous observons la présence d’un bois d’orangers.

Une œuvre allégorique...

Déesse romaine de l’amour et de la beauté, les lettrés de l’époque ont associés La naissance de Vénus à une allégorie de l’apparition de la Beauté en notre monde. 

Le symbolisme derrière la coquille Saint-Jacques est puissant : les proportions de ce coquillage se rapproche du Nombre d’Or. Dès l’Antiquité, ce coquillage est utilisé pour se protéger des mauvais sorts et des maladies. Ce coquillage émet des ondes puissantes et peut être utilisé comme bénitier pour purifier l’eau. 

Vénus figure ici au milieu de myrtes et de roses. Un jour, d’après Ovide dans Les Fastes, Vénus sort nue de la mer, surprise par des satyres elle réussit à se cacher dans un bosquet de myrtes. Depuis, la myrte est une fleur associée à l’Amour éternel, au féminin et à la sexualité.
Dans la mythologie, la rose est associée aux déesses de l'Amour (Aphrodite, Vénus, Isis...) ou au secret. Dans l'art de la Renaissance, les 8 pétales d'une rose symbolisent le renouveau. Ici, Vénus représente un renouveau, un nouveau cycle de la nature, la naissance et la fertilité.


La naissance de Vénus est une puissante œuvre d’art allégorique : Vénus quitte la nature sauvage (nudité) pour entrer dans le monde civilisé. L’éclat et la nudité de sa peau en font un symbole de Beauté, de pureté et d’innocence. Les courbes sensuelles de son corps nous évoque l’Amour, la féminité et la sexualité. Dans cette œuvre, la déesse se situe entre deux mondes, entre mer et terre, entre la lumière et l’ombre. Ici, Vénus arrive sur terre et transmet un message aux mortels : celui de l’Amour et de la Beauté. 

Technique de Botticelli

Pour ce tableau, Botticelli a utilisé la technique de la tempera grasse. La tempera, maigre ou grasse, est une technique de peinture créée à partir d’une émulsion (œuf, colle de peau…). Pour donner cet éclat à la peau de Vénus, le peintre a utilisé de la poudre d’albâtre.

Les premiers nus féminins de l'histoire de l'art

La Naissance de Vénus est, depuis l’Antiquité, la première peinture portant un thème entièrement mythologique et le premier nu en pied à être représenté. Elle est également le premier exemple de peinture sur toile produite en Toscane. 


Cette œuvre de Botticelli est inspirée de La Vénus capitoline, copie romaine de l’Antique statue grecque de l’Aphrodite de Cnide de Praxitèle sculptée au IVème siècle avant J.-C. Disparue, cette statue était le premier nu féminin grandeur nature et l’une des plus célèbres de l’Antiquité.


🧁 Notre bougie gourmande ici
🖼️ Sandro Botticelli, La naissance de Vénus, 1485, 172.5 x 278.5 cm, tempera sur toile, Galerie des Offices, Florence.

Johannes Vermeer et le Siècle d'or hollandais

Au XVIème siècle en Hollande, les portraits sont les œuvres qui se vendent le plus. À cette époque, il est plus judicieux pour un artiste de se spécialiser dans un genre particulier de tableau pour se faire une réputation et ainsi fidéliser sa clientèle. Les scènes de genre domestiques et de la vie populaire remportent également un certain succès auprès des commanditaires. Enfin, la nature morte est un thème très répandu et laisse aux artistes une grande liberté de choix en travaillant les couleurs, les textures et les jeux d’ombre et
de lumière, ils peuvent ainsi se perfectionner.

Johannes Vermeer (1632-1675) peint deux à trois tableaux de petits formats par an. Nous ne savons rien sur son apprentissage. Il se met à son compte à partir de ses 21 ans et travaille pour des collectionneurs. Vermeer meurt dans la pauvreté et l’ensemble de son œuvre sera redécouverte au XIXème siècle. Le peintre devient l’une des références du Siècle d’or hollandais. De son vivant, il était connu seulement à Delft, sa ville natale, ce qui lui vaut le surnom du « sphinx de Delft » attribué en 1860 par le critique d’art Étienne-Joseph
Théophile Thoré.

Les œuvres de Vermeer se reconnaissent par des intérieurs assez sobres, épurés de tous détails superflus, pour se concentrer sur l’essentiel. Le peintre joue sur la perspective, les trompes-l'œil et les jeux de lumière pour donner un aspect réaliste à ses œuvres. La technique picturale du sfumato lui permet d'adoucir les contours de ces figures. Il insiste sur la dimension psychologique des personnages en soulignant des expressions faciales réalistes : la jeune fille à la perle et son fameux regard ou encore la laitière plongée dans ses pensées.

La Jeune fille à la perle

La jeune fille à la perle se détache d'un fond noir. Son buste est placé de profil. Son visage est tourné sur le côté, elle lance un regard furtif au spectateur. Vermeer joue sur la lumière et les couleurs de son teint rosé, de ses lèvres vermeilles et de ses grands yeux verts. Par ce regard qui suscite le mystère et donc nos interrogations, cette œuvre est surnommée « La Joconde du Nord ».
Ce portrait est une étude de tête et répond aux caractéristiques des tronies, c'est-à-dire des visages peints spécifiques à la peinture hollandaise du Siècle d'or. La jeune fille est coiffé d'un turban bleu prolongé par un pan de tissu jaune, toute sa chevelure est dissimulée. Vermeer fabriquait ses pigments à l'aide de matériaux riches, précieux et exotiques comme le lapis-lazuli pour créer du bleu.
Enfin, notre regard est particulièrement captivé par cette perle argentée qui se reflète sous nos yeux.

🧁 Notre bougie gourmande ici
🖼️ Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle, vers 1665, huile sur toile, 44.5 x 39 cm, Mauritshuis, La Haye. 

Scandale à Versailles !

Au cœur des effluves libertines du XVIIIème siècle, la reine Marie-Antoinette se retrouve au cœur de plusieurs scandales. Accusée d’être une femme frivole à la sexualité débridée, elle entretient plusieurs liaisons avec des amants et des maîtresses. Marie-Antoinette et Louis XVI se marient le 16 mai 1770 mais ce mariage n’est jamais vraiment consommé. D’après les médecins de l’époque, Louis XVI est atteint d’un phimosis et ressent de vives douleurs lors des rapports sexuels. Le roi et la reine passent les huit premières années de leur union sans enfanter. Un ultime scandale éclate à la Cour et nuit à la réputation de la reine : le premier enfant né du roi et de la reine serait le fruit de sa liaison amoureuse avec le comte d’Artois

La première artiste femme de la Cour...

Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1845) est la première femme artiste peintre à être élue à l’Académie royale (en 1783). L’artiste devient la portraitiste officielle de la Cour et la première portraitiste de la reine de France. D’après les historiens, Marie-Antoinette et Élisabeth deviennent amies au fur et à mesure des séances de poses.

... Et son portrait le plus célèbre

Le tableau intitulé Marie-Antoinette à la rose est l’une des 5 versions de cette œuvre. Le premier portrait de la série représente la reine coiffée de son chapeau et vêtue d’une robe de gaulle (ou mousseline de coton) c’est-à-dire un linge de corps utilisé dans le cadre privé. Ce tableau sera exposé au Salon de peinture et de sculpture de 1783 mais provoque une polémique car l’artiste a représenté la reine de France dans son intimité, ce qui est jugé indécent et inconvenant pour l’époque. Marie-Antoinette à la rose remplace alors cette première version. Il est aujourd’hui conservé au château de Versailles.

Au premier plan, Marie-Antoinette est peinte à mi-corps et se tient de trois-quarts face. La reine porte une robe de soie grise agrémentée de dentelles blanches et un collier de perles enlace son cou. Elle est coiffée d’un chapeau surmonté de plumes grises et de rubans. Au XVIIIème siècle les coiffures hautes et surchargées sont à la mode. Les cheveux sont remplacés par des perruques saupoudrées de riz ou d’amidon pour donner un aspect blanc ou grisâtre.
Marie-Antoinette se situe dans un jardin et tient une rose de la main gauche.

🧁 Notre bougie gourmande ici
🖼️ Élisabeth Vigée Le Brun, Marie-Antoinette à la rose, 1783, huile sur toile, 113 x 87 cm, château de Versailles.

Pour les âmes sensibles à l'art et au sacré